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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 12:03

Pour la 1ère fois depuis 1958, les élus locaux, de la métropole et d’outre mer, ont majoritairement accordé leurs suffrages à la gauche de notre pays aux élections sénatoriales de ce dimanche. Cette victoire, qui fait basculer la haute chambre à gauche, est historique !

 

Historique, car ce mode de scrutin sur-représente les collectivités rurales, plus traditionnellement portées vers un vote conservateur. Historique, car il s’agit, pour la 1ère fois, de renouveler non pas le tiers de la chambre mais la moitié de ses membres.

La portée de ces résultats est d’autant plus conséquente qu’elle vient consolider les victoires, engrangées par la gauche, à tous les scrutins intermédiaires, depuis 2004.

 

Dans les Yvelines, la gauche a obtenu plus de 25% des suffrages permettant de réélire notre Sénatrice, Vice-présidente sortante, Catherine Tasca et, de ravir un siège à la liste conduite par l’UMP, Gérard Larcher. Le Président sortant du Sénat perd alors un Sénateur dans sa terre d’élection au profit de notre collègue, Conseiller général, le Maire de Conflans, Philippe Esnol.

 

Cette forte progression de la gauche, dans le département et à l’échelle nationale, marque un sévère désaveu de la politique de la majorité présidentielle et du chef de l’Etat qui mènent notre pays à sa perte : dette exponentielle, multiplication des « affaires »,  gaspillage de l’argent public, accélération du chômage, précarisation de la société, déclin des services publics …

 

Ce sont aussi les réformes (réforme de la taxe professionnelle, réforme territoriale) imposées aux élus et aux collectivités, qui privent les communes de leur autonomie financière et recentralisent les pouvoirs, que les grands électeurs ont massivement rejetées ce dimanche.

C’est un rejet cinglant des accusations portées par le pouvoir contre les élus locaux coupables, selon lui, de gaspillage et de mauvaise gestion financière. Par leurs votes, ces « mauvais gestionnaires » ont voulu rappeler au pouvoir qu’ils appliquent, eux, et depuis des décennies, la fameuse règle d’or financière, nouvelle « tarte à la crème » du gouvernement, ce qui n’empêche pas ces mêmes collectivités locales de financer 75% des investissements de la nation.

 

L’alternance au Sénat est donc un évènement majeur, dans la vie de notre République. Le 1er changement sera de freiner les réformes néfastes du président Sarkozy jusqu’aux présidentielles. Le 2è, sera de sortir du « système » Sarkozy, pour restaurer la confiance dans la démocratie et dans un Etat porteur de plus de justice, de solidarité et de fraternité.

 

C’est ce défi que les populations et les territoires demandent maintenant à la gauche de relever. Notre responsabilité est considérable. Soyons au rendez-vous du printemps 2012 !

  

André Sylvestre.

Président du groupe des Elus de gauche.

Conseil général des Yvelines.

 

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 12:18

Alors que la gauche vient d’annoncer à l’unanimité moins deux abstentions son intention de voter contre le texte sur la réforme des institutions à l’issue de la première lecture à l’Assemblée Nationale, il apparaît nécessaire de revenir sur les principaux enjeux de cette réforme.

 

Dès le début de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy en avait fait un des ses principaux chevaux de bataille.

Deux mois après son élection à la tête de l’Etat, il instaure par lettre de mission le "Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République", plus communément connu sous le nom de "Comité Balladur ", du nom de son Président. Les objectifs sont clairs : faire des propositions pour une Ve République plus démocratique, et articulés autour de trois axes : un pouvoir exécutif mieux contrôlé, un Parlement renforcé, et des droits nouveaux pour les citoyens.                

 

Dans un contexte où la mise en place d’instruments au service d’un parlementarisme rationalisé, voulu par la Constitution de 1958, avait transformé le Parlement en simple chambre d’enregistrement et avait considérablement diminué son pouvoir de contrôle, une revalorisation du Parlement était la bienvenue. Certaines propositions vont dans ce sens ; celle par exemple, de limiter l’usage de l’article 49.3 (qui permet au gouvernement d’engager sa responsabilité sur le vote d’un texte) aux seules lois de finance et lois de financement de la sécurité sociale. Mais, l’amendement apporté à l’article 18 et qui dispose, entre autres, que le Président pourra désormais prendre la parole devant le Parlement réuni en Congrès, est un risque pour la garantie de la séparation des pouvoirs.

 

Les députés socialistes souhaitent notamment que l’avis consultatif du Parlement sur les nominations aux principaux emplois publics soit transformé en un véritable pouvoir de veto, et réclament l’introduction d’une part de proportionnelle aux élections sénatoriales, mesures désormais enterrées. Ils revendiquent également que le temps de parole du Président de la République soit décompté du temps de parole de la majorité. Néanmoins, aucune de ces conditions n’a été acceptée par le Gouvernement qui vient d’annoncer en plus, le redécoupage des circonscriptions législatives métropolitaines afin d’intégrer 12 représentants des Français de l’étranger.

 

Le référendum d’initiative populaire, réclamé par la gauche depuis plusieurs années, est vidé de sa substance démocratique : pour être recevable, le référendum devra être signé par au moins 184 députés et sénateurs puis par 4.8 millions de citoyens.

La majorité des 3/5 requise pour l'adoption des modifications constitutionnelles semble loin d'être assurée...

 

 

 

Le Conseiller Général des Yvelines,

 

André SYLVESTRE

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 12:05

Après un an de mandat du Président Sarkozy, le bilan est déjà plus qu’alarmant dans de nombreux domaines, particulièrement en matière d’emploi.

L’actualité, nourrie des manifestations lycéennes et des grèves de fonctionnaires est le triste reflet d’une situation qui ne fait que s’aggraver.

A la rentrée 2008-2009, près de 300 postes d’enseignants seront ainsi supprimés dans les Yvelines, alors que les classes sont surchargées et que les établissements manquent déjà d’enseignants.

Malgré la mobilisation massive des professeurs, des parents et des élèves, soutenus par les élus socialistes yvelinois, le gouvernement campe sur ses positions et ne semble pas avoir conscience de la gravité de la situation.

 

L’avenir de la Fonction Publique dans son ensemble ne paraît guère plus réjouissant, après la publication d’un Livre Blanc le 17 avril dernier. Axées autour de six orientations stratégiques, nombre des quarante propositions formulées sont sujettes à controverse. Au delà de la suppression de 100 000 fonctionnaires d’ici à 2012, certaines, telle la révision du statut des contractuels, l’introduction d’une rémunération au mérite, ou la plus grande professionnalisation du recrutement, font planer le spectre d’une privatisation et d’une précarisation de la Fonction Publique.

 

Quant aux salariés du secteur privé, ils ne sont pas épargnés puisque leurs droits sont également mis à mal à travers les attaques portées au Code du Travail. La libéralisation du facteur travail s’est fortement accrue ces dernières années (heures supplémentaires qui viennent casser la durée légale du travail, multiplication des contrats précaires….).

 

Dans la poursuite d’une flexibilité toujours plus grande, la politique de Nicolas Sarkozy, illustrée par son fameux « travailler plus pour gagner plus », va sans doute continuer à aggraver une situation déjà critique. Outre la défiscalisation des heures supplémentaires, qui attaque un peu plus la durée légale du travail, la protection du salarié et de son emploi sont également remis en cause, notamment par la souplesse des modalités de rupture du contrat de travail et par les atteintes portées aux mécanismes de défense collectifs des travailleurs (droit de grève, prudhommes, …).

 

Cette politique est ainsi clairement irresponsable dans le contexte économique et social actuel, et la vague de réformes amorcées par le gouvernement risque fort de rendre dramatique une situation déjà complexe pour beaucoup de nos concitoyens.

 

André SYLVESTRE 
Le Président du Groupe,
Conseiller Général des Yvelines
 

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